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L’Ecomusée d’Approuague-Kaw, à Régina proposé par Couleurs Amazone

L'écomusée de Régina

Inauguré en mai 2008 à Régina


L'Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw (EMAK) est actuellement le seul Ecomusée en Guyane. Il est installé sur les berges du fleuve Approuague, à moins de 200 m de la Mairie, et donc tout près du point d’embarquement vers le Camp Cisame…
Ancien comptoir marchand et entreprise industrielle, l’Ecomusée offre à la visite près de 1500 m² d’espaces aménagés : une exposition permanente (350 m² sur deux niveaux) située dans une maison créole traditionnelle entièrement restaurée ; une ancienne scierie qui a conservé ses vestiges.


Infos pratiques

L’Ecomusée municipal d’Approuague-Kaw (EMAK) est situé dans le centre bourg de Régina, face au fleuve, rue Gaston Monnerville.

Ouverture au public - Horaires et modalités :

Hors vacances scolaires : les mercredis, vendredis, samedis et dimanches, de 9h30 à 17h30
Vacances scolaires : TLJ, sauf le mardi, de 9h30 à 17h30.
Accueil « à la carte » pour les groupes (renseignements au 0594 37 09 44), y compris en dehors de ces jours et plages horaires.
Tarifs (visite libre, hors accompagnement) : plein tarif à 3 euros. ½ tarif pour les 13-25 ans, groupes (10 pers. et +), étudiants. Gratuité pour les -12 ans, + de 65 ans, chômeurs, Rmistes, scolaires et accompagnateurs, membres de l’ICOM.


Renseignements

EMAK 05.94.37.09.44 / emak@mairie-regina.fr


L’Ecomusée présente le fil rouge d’un patrimoine historique et naturel hors du commun…


La présence amérindienne est attestée sur le territoire dès 1000 ans avant JC (elle est sans doute bien antérieure) et a laissé d'importants vestiges : roches gravées, abris sous roches, polissoirs, ou encore une montagne couronnée et de nombreux artefacts (haches polies, céramiques...).
Au milieu du XVIIIe siècle, la colonisation et l'esclavage bouleversent profondément le paysage local : exploitant la main d’œuvre servile, de nombreuses habitations sur polders s'installent dans la région de Kaw et sur le bas du fleuve Approuague. On y cultive le coton, le rocou, le cacao, les épices, l’indigo, le sucre... au prix d’installations techniques parfois considérables (moulins à marée, canaux, écluses, sucreries...).
La première abolition de l'esclavage (1794), puis l'abolition définitive (1848) et enfin la découverte de l'or (1855) vont bouleverser la donne : les activités agricoles sont abandonnées pour l’exploitation de bois de rose, de balata, de bois d'oeuvre et surtout d’or. La découverte de l’or sur un affluent de l’Approuague (non loin du Camp Cisame) provoque en effet une véritable ruée, à laquelle le bourg de Régina doit son existence.
Créé à la fin du XIXe le bourg de Régina qui compte rapidement de nombreux commerces, comptoirs marchands destinés à ravitailler les orpailleurs. S'y installe aussi une scierie, une rhumerie, des alambics à distillation de bois de rose, etc. Régina va compter juqu’à 3000 habitants. Après la Seconde guerre mondiale, l’orpaillage, premier maillon de l’économie locale, subit une refonte majeure, qui va mettre un terme brutal à la croissance locale et entraîner le déclin de Régina, que ne fera que renforcer l’exode rural. La population du bourg est retombée à 300 dans les années 1970…
Ce passé riche et mouvementé a notamment laissé un patrimoine industriel très remarquable disséminé le long du fleuve et de ses affluents sur l'ensemble du territoire. Mais aussi une histoire humaine très riche…
Enfin, le territoire communal est doté d'un environnement naturel exceptionnel, que souligne aujourd’hui la présence de trois réserves naturelles : Les Nouragues, les marais de Kaw, l'île du Grand Connétable.


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